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Lesparre-Médoc est, historiquement et géographiquement, la capitale du Médoc. « Capitale du Cœur Médoc »
Lesparre-Médoc, qui s’appelait Sparra (ou Spara) fut jadis le siège d’une seigneurie importante qui portait le titre de Sirie.
Le patrimoine
Un peu d'histoire
• HISTOIRE • LA SIRIE DE LESPARRE
En savoir plus en visitant le site Internet de l’office du tourisme de la Communauté de Commune « Cœur du Médoc » : http://www.tourisme-coeurmedoc.com
Le patrimoine
LE DONJON DE L’HONNEUR
Du puissant château médiéval des Sires de Lesparre, il ne subsiste que le donjon carré. Classé Monument Historique, cet imposante architecture militaire du début du XIVème siècle permet de juger de l’importance de l’ancien château élevé en bordure de la Jalle de Lervaut. De ce fait, Lesparre était encore « une des fortes petites villes de Guyenne » en 1585, lorsque fut dressé l’inventaire du domaine pour le duc et la duchesse de Nevers.
Cette tour dite « l’Honneur de Lesparre », est un vestige du château implanté au centre de la seigneurie médiévale. Cette tour quadrangulaire, haute de 30 mètres, mesure 12 mètres de large. Edifiée après 1320, elle occupe l’angle sud de la forteresse et comprend un rez-de-chaussée voûté d’ogives, surmonté de quatre étages. La terrasse supérieur est supportée par une voûte octopartite. Des escaliers, ménagés dans l’épaisseur des murs, relient initialement les différents niveaux et une vis est établie dans la tourelle en encorbellement, implanté dans le quatrième étage et le sommet. La présence de baies trilobée, dont les ébrasements sont dotés de bancs, de latrines et de gargouilles nécessaires à l’évacuation des eaux sales, indique une possible utilisation de la tour comme logis. A l’étage militaire, seule subsiste la ligne de mâchicoulis.
PALAIS DE JUSTICE 1832 La loi d’août 1790 institue l’organisation judiciaire, et le corps municipal de Lesparre doit alors prendre les mesures nécessaires à l’installation des magistrats composant le tribunal de la commune et désigner le local réservé aux audiences. L’ancien couvent des pères Cordeliers, le couvent de Saint François, devenu bien national, est converti en palais de justice. En 1830, le tribunal rend ses instances dans la maison presbytérale située place Gambetta. Puis, en 1832, l’architecte départemental construit un nouvel édifice. Le tribunal y est installé l’année suivante, et l’occupe depuis.
L'ANCIENNE PRISON
1833 Calcaire 5 rue Gramont Cette prison, contemporaine du tribunal, est édifiée à proximité. Elle fonctionne jusqu’en 1960, n’accueillant que des femmes au cours des dernières années.
MAISON DU XV° SIECLE8 rue Rose Située dans une ruelle moyenâgeuse formant un demi-cercle, cette maison de l’ancienne ville médiévale est conservée. Elle appartient à la famille de M. Magnien, ancien artisan tapissier-décorateur, décédé, qui y tenait son atelier jusque dans les années 1980.Retour haut de page
HOTEL DE VILLE1845 Architecte : Hosteing Calcaire Cours de Lattre de Tassigny Après la Révolution de 1749, de nombreuse mairies sont déplacées, comme celle de Lesparre qui est alors une simple maison communale. L’administration municipale occupe longtemps un bâtiment située 44 rue J. J. Rousseau, avant d’être transfée à l’emplacement de la poste actuelle. Entre 1846 et 1936, elle est installée place Clémenceau, dans l’actuelle centre médico-social, puis la commune achète l’immeuble, un temps occupé par la sous-préfecture, qui devient l’hôtel de ville. Retour haut de page
EGLISE NOTRE-DAME-DE-L’ASSOMPTION

1864 Architecte : Bonnore Rue Gramont Cette église néogothique remplace l’édifice roman situé sur l’actuelle place Gambetta, non loin du château fort, l’ancienne chapelle seigneuriale servant d’église paroissiale. Construit au XII siècle, ce bâtiment plusieurs fois réparé est néanmoins jugé trop vétuste et abandonné dans la seconde moitié du XIX siècle. L’abbé Durand fait édifier une église plus grande, à un emplacement différent. Le projet de l’architecte est retenu en 1861 et les travaux débutent quatre ans plus tard. L’église est consacrée le 7 novembre 1866. Elevée dans le style ogival, elle comporte trois nefs de sept travées, et une abside de trois travées. Le clocher est dotée de cloches en 1867, dont la plus importante, qui donne le mi, pèse 1 100 kilos. Le mobilier, en partie conservé de l’ancienne église et complété par des pièces plus récentes, comprend : - des statues et un grand crucifix de bois du XVI siècle - un bénitier du XVII siècle - deux lustres des XVI et XIX siècles - une chaire et des stalles sculptées au XIX siècle par Tribolet - et un orgue de Wenner datant de 1881. Les vitraux, exécutés en 1866 et 1880 par des maîtres verriers de Bordeaux dont l’art évoque celui du Moyen-Age.
EGLISE DE SAINT TRELODY1854 et 1876 Architecte : Hosteing L’église d’un couvent de moines bénédictins, fondé au XI siècle, tient lieu d’église paroissiale jusqu’à la Révolution. A cette époque, les moines abandonnent le couvent, dont l’église subsiste jusqu’en 1854. Un nouvel édifice est alors construit, les premiers travaux concernant l’édification du clocher. L’église, qui comporte des vitraux réalisés par un atelier bordelais, conserve un riche mobilier et des statues provenant de l’édifice antérieur. En 1858, l’archevêque de Bordeaux bénit solennellement la châsse contenant des reliques provenant d’Auxerre de saint Allodius, saint réputé pour avoir fondé le monastère primitif. Une relique de saint Clair, vénéré dans la paroisse, y est également conservée. En 1876, le clocher est doté d’une flèche.
GARE 1873
Le premier projet de construction d’une voie ferrée en Médoc date de 1852. Jusqu’alors, quotidiennement, 12 voitures de 12 places, tirées par des chevaux, relient Bordeaux à Lesparre en 6 heures, et à Soulac en 9 heures. La construction de la ligne de chemin de fer desservant Lesparre est achevée en 1873. Elle atteint Soulac l’année suivante. Le premier « train de plaisir » dominical est inauguré par des touristes, pendant la belle saison. En 1900, une moyenne de 110 voyageurs par jour transite par la gare, ainsi que plusieurs tonnes de marchandises diverses. Une deuxième ligne, reliant Lesparre au Bassin d’Arcachon suivant l’actuelle route des lacs, fonctionne jusqu’en 1950. En 2000, le trafic compte 10 trains et 220 voyageurs par jour, mais ne transporte pas de marchandises, lesquelles sont directement acheminés à partir de Bordeaux, à la point de grave.Retour haut de page
ABATTOIR1885 Route de Gaillan Cet édifice public subsiste, malgré la disparition de bâtiments semblables dans les communes environnantes. Il est rénové en 1950, mais la commune ne peut subvenir aux investissements nécessaires à sa mise en conformité. N’étant pas inscrit au plan d’équipement des abattoirs en 1976, il conserve une activité, sursitaire jusqu’en 1989. Le tonnage de la viande annuel, d’environ 450 tonnes était trop faible.
LA POSTE 1909 Ce bâtiment se révélant trop exigu, un transfert des services postaux dans un bâtiment neuf plus fonctionnel est actuellement envisagé. Depuis 1991, la poste est une entreprise qui ne dépend plus du budget de l’Etat, mais demeure au service de la collectivité. Lesparre-Médoc est l’une des 43 communes de la Gironde ayant une flamme d’Oblitération, tampon postal servant de publicité pour une ville, permanente depuis 1975, système de publicité postale créé en 1920 et inauguré par la Croix Rouge.
KIOSQUE A MUSIQUE1925 Fer forgé et pierre Place Clémenceau Le kiosque à musique conserve une architecture dans le style 1870, comportant un socle de pierre et une toiture de zinc. L’union musicale de la ville y donnait autrefois des concerts en été. Trop exigu pour accueillir actuellement les nombreux exécutants de cette formation, il est parfois encore utilisé.
CHATEAU D’ESCOT1767 Ce château construit au XVIII siècle sur des vestiges gallo romain, appartient pendant trois siècle à la famille de Losteau, qui le tient du sire de Lesparre, en récompense pour faits de guerre. Le lieu-dit « Escot », qui donne son nom au château, dérive de l’activité du premier seigneur de Losteau, collecteur d’impôts, percevant des « écots ». Le domaine de 120 hectares est décimé au XIX siècle par le phylloxera. La culture de la vigne, alors abandonnée, est reprise à la fin du XX siècle par la famille Lavaud. Aujourd’hui propriété de M. Rouy, le domaine compte près de 20 hectares de vigne AOC qui produisent un cru bourgeois. En 2001, un trésor récemment découvert sur le site par un archéologue, entre les rangs de vigne d’une parcelle identifiée, est aussitôt présenté à Bordeaux, à l’occasion de Vinexpo. La pièce la plus ancienne de cet ensemble est un grattoir de silex datant du paléolithique. Le matériel mis au jour comprend en outre un rebord de hache de bronze, daté de 1 500 ans avant JC, une monnaie romaine représentant Auguste et Agrippine, sur laquelle un crocodile enchaîné symbolise la conquête de l’Egypte, une monnaie datant de 330 qui représente Romulus et Remus allaités par la louve romaine, une pièce remontant à la guerre de cent ans et une autre frappée sous Louis XIII. Plusieurs napoléons et des boutons de vêtements militaires de diverses origines complètent cet ensemble.
Un peu d’histoire
Le site, dont l'occupation remonte à l'Antiquité, est alors traversé par la voie romaine qui parcourt le Médoc, la Lébade, l'actuelle route nationale 215. Vers 900, lors des invasions normandes, un château est élevé à l'emplacement d'un ancien temple romain dédié à Saturne. Divers seigneurs s'y succèdent. La cité médiévale est appelée Sparra, et Charles VII mentionne la terre de Lesparre comme étant « la plus ancienne baronnie de Guienne.» Lesparre, chef-lieu de la seigneurie qui comprend 33 paroisses, comporte 177 foyers. En 1415, le fief est vendu au roi d'Angleterre et devient le siège du gouvernement de Guyenne. Sous le premier Empire, Lesparre-Médoc est une sous-préfecture. Comme tous les services publics créés à cette époque, ceux de cette administration sont installés provisoirement, puis transférés, jusqu'à la construction d'un immeuble adapté à leurs fonctions. En raison de ses modestes limites territoriales, la sous-préfecture est supprimée entre 1929 et 1943, puis rétablie. Elle est l'une des 4 sous-préfectures du département de la Gironde, qui en compte trois autres : Libourne, Langon et Blaye. Chef-lieu d'arrondissement, Lesparre-Médoc, qui prend ce nom à la fin du XXe siècle, exerce également une autorité de tutelle sur les autres cantons du Médoc : Saint-Vivien, Pauillac, Saint-Laurent et Castelnau. Le site de l'actuelle commune, dont la vocation est essentiellement viticole, comporte également des forêts de pins maritimes et des plages, qui favorisent le développement d'une activité dans le secteur du tourisme balnéaire.
LA SIRIE DE LESPARRE
XIVe siècle Cette tour dite « l'Honneur de Lespares », est un vestige du château implanté au centre de la seigneurie médiévale. Jusqu'à la fin du XIVe siècle, la puissance des seigneurs de ce fief est considérable. Passée aux mains de grands personnages, la forteresse tombe peu à peu en ruine et, dans la première moitié du XVIIe , le duc d'Épernon, alors propriétaire, envisage des restaurations dont il demande à Van der Hem, dessinateur hollandais, de dresser les plans. Mais ces travaux ne sont pas réalisés, comme l'atteste un relevé établi en 1695. En 1843, l'architecte Duphot relève un plan des vestiges subsistant, alors importants. Ils sont abattus peu après, hormis le grand donjon. Cette tour quadrangulaire, haute de 30 mètres, mesure 12 mètres de large. Édifiée après 1320, elle occupe l'angle sud de la forteresse et comprend un rez-de-chaussée voûté d'ogives, surmonté de quatre étages, séparés par des planchers. La terrasse supérieure est supportée par une voûte octopartite. Des escaliers, ménagés dans l'épaisseur des murs, relient initialement les différents niveaux et une vis est établie dans la tourelle en encorbellement, implantée entre le quatrième étage et le sommet. La présence de baies trilobées, dont les ébrasements sont dotés de bancs, de latrines et de gargouilles nécessaires à l'évacuation d'eaux sales, indique une possible utilisation de la tour comme logis. À l'étage militaire, seule subsiste la ligne de mâchicoulis. Les armoiries de Lesparre, sculptées sur la clef de voûte du quatrième étage du donjon, ont été identifiées en 1967 comme étant celles de dame Hélis de Madaillan, et non des armes comportant le léopard anglais, Lesparre relevant néanmoins de l'obédience anglaise entre 1154 et 1454. Elles datent de 1255. (tour CL. M.H. 1913.) Retour haut de page
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